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La peur en management : ennemie ou alliée ?

En coaching, Patrice, un chef d’entreprise de Saint-Nazaire me disait récemment : « Je ne peux pas montrer que j’ai peur, sinon mes équipes vont douter de moi. Ni à mes clients, sinon comment pourraient-ils me juger fiable et compétent ? »

Cette phrase résume bien le paradoxe du management : la peur est omniprésente, mais on n’a pas le droit de l’avouer.

On cherche à la masquer, à l’oublier, à la contrôler … et, souvent, plus on essaie, plus elle s’impose.

Pourtant, la peur n’est pas qu’un frein : c’est aussi une alliée.

Voyons pourquoi et comment.

La peur, une émotion paralysante

Patrice, est un bon exemple des tentatives désespérées de mettre la peur à distance. Il pense que la peur n’est pas un bon signal à envoyer, qu’un bon dirigeant doit donner le sentiment qu’il gère, qu’il est sûr de lui.

Il met beaucoup d’énergie à masquer sa peur, pourtant très présente. Méditation, mantras, phrases d’autoconviction … tout est bon pour essayer de ne pas la ressentir.

Mais le résultat est inverse : la peur est omniprésente.

Le moindre imprévu déclenche une vague de stress, et tout son équilibre s’effondre. Le moindre signe d’anxiété – le coeur qui bat un peu fort, les pensées qui s’emballent – et c’est la panique. Et ces effets commencent à nuire à ses résultats commerciaux.

Comme l’écrit Katherine Pancol : « Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser tout le temps. » Ici, vouloir ne pas ressentir la peur, c’est lui donner toute la place.

Patrice est obnubilé par sa peur et, comme une poupée avec les yeux tournés vers l’intérieur, il se scrute à tout instant pour voir s’il – ou non – peur.

De son côté, Emilie, une manager de production croit, elle aussi, calmer sa peur en contrôlant chaque détail du travail de son équipe.

Mais en réalité, elle ne se rassure pas : elle ne sait jamais si ses collaborateurs réussissent parce qu’ils sont compétents … ou parce que son contrôle permanent les empêche de se tromper. Résultat : anxiété accrue, tensions dans l’équipe, et l’impossibilité de relâcher la pression.

Et si la peur était en réalité une alliée ?

Pourtant, la peur n’est pas qu’un fardeau.

Elle est avant tout protectrice.

Elle nous alerte sur un risque possible dans notre environnement.

Un responsable d’agence de la presqu’île me confiait : « Si je n’avais jamais peur de rater un délai, je n’anticiperais pas autant. Et c’est cette faculté d’anticipation qui fait de nous l’agence la plus performante de Loire Atlantique !»

Et oui, la peur n’est pas une faiblesse : elle est un signal d’alarme qui dit :
Il y a des risques dans ton environnement. Prends le temps de mieux les mesurer et de vérifier que tu as les ressources pour les affronter, s’ils sont inévitables ou si tu choisis de les affronter.

Sans peur, pas de prudence. Pas de vigilance. Pas d’adaptation.

Le problème n’est donc pas la peur en elle-même, mais la manière dont on y répond.

Quand on essaie d’ignorer la peur, elle réagit comme un signal d’alarme intelligent : plus on fait semblant de ne pas l’entendre, plus elle sonne fort.

Et quand on la prend trop en compte — en cherchant à tout contrôler, en refusant le moindre risque — elle se met à sonner encore plus fort. L’anxiété devient alors le signe qu’on refuse trop de prendre des risques.

Expérimenter une autre voie pour apprivoiser la peur

L’objectif n’est donc pas de combattre la peur ni de lui donner tout le crédit, mais bien de la remettre à sa juste place, comme une information utile.

C’est justement ce que permet le coaching : explorer ses peurs dans un espace sécurisé, sans jugement, et apprendre à les utiliser de façon constructive.

Patrice a travaillé sur la mise en mots de ses peurs.

En les rendant concrètes, il a pu faire le tri entre les risques réels (sur lesquels il pouvait agir, pour lesquels il pouvait et DEVAIT se préparer) et les peurs fantômes (qui l’épuisaient inutilement). 

Émilie a suivi le même chemin : reconnaître que sa peur existait, puis choisir comment y répondre autrement.

Elle a ensuite expérimenté le principe du plus petit risque acceptable : laisser un collaborateur envoyer un mail sans relecture, ou confier à son équipe une petite décision sans intervenir.

Petit à petit, la peur a cessé de dicter ses gestes. Elle est restée présente – car elle a un rôle utile – mais elle n’était plus aux commandes.

Le coaching, une aide pour apprivoiser les peurs dans le management

Affronter ses peurs reste difficile, parce que … par définition, c’est effrayant !

Seul, on retombe vite dans ses vieilles habitudes : les cacher, les fuir, ou tenter de les étouffer par le contrôle.

Le coaching offre un cadre sécurisé pour en parler, tester d’autres façons de faire, et apprivoiser ses peurs sans risques pour l’entreprise ni pour la relation avec l’équipe.

Si vous souhaitez explorer vos peurs managériales et transformer vos émotions en leviers d’action, contactez Alexandra Sorin, coach basée à Saint-Nazaire et mobilisable sur tout le département Loire-Atlantique.

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